Il existe plusieurs styles de Tai Chi Chuan. L’association Gardien Céleste a l’avantage de représenter le style Chen, un Tai Chi à l’origine de plusieurs grandes lignées. Notre instructeur principal, Guillaume Large, est disciple de Chen Ziqiang, 20e génération du Tai Chi Chuan de la famille Chen de Chenjiagou, village originel de ce style.

Qu’est-ce que le Tai Chi Chuan ?

Le Tai Chi Chuan ou plus simplement appelé Tai Chi, est un art martial chinois « interne » qui a pour but de développer l’énergie Qi (prononcer « Tchi ») et de ressentir l’état naturel originel d’harmonie entre l’être humain et l’Univers (le microcosme et le macrocosme)  : le Dao. 

Son origine pourrait-être liée au légendaire ermite taoïste des monts Wudang, Zhang Sanfeng (13ème siècle) ou à Wang Zongyue (17ème siècle). Les historiens des arts martiaux considèrent plus vraisemblablement Chen Wangting (17ème siècle), du clan de la famille Chen de Chenjiagou comme étant le père fondateur du Tai Chi Chuan.

Nous aimons dire que cet art combine les enseignements de base de la philosophie chinoise, de la médecine traditionnelle chinoise et des arts martiaux. Plusieurs aspects essentiels en lien avec les règles naturelles s’expriment donc dans cette « boxe du faîte suprême », traduction littérale du terme chinois.

Sa pratique commence par la recherche de l’état de Wu Ji (« sans faîte ») dans lequel le pratiquant ressent tout son corps s’harmoniser dans les 8 directions ou Ba Gua (8 trigrammes) : 

  • les pieds s’enracinent dans la Terre alors que la tête se relie au Ciel (haut/bas)
  • le corps s’équilibre entre la droite et la gauche (droite/gauche)
  • l’avant du corps se relie à l’arrière (avant/arrière)
  • la surface du corps s’équilibre avec la profondeur (profondeur/surface)

Le souffle remplit à nouveau les espaces intérieurs qui étaient fermés par les tensions et le manque d’a-ttention (stress, mauvaise habitude corporelle, émotions perturbatrices, etc…) et l’esprit du pratiquant devient alors calme comme la surface d’un lac en absence de vent.

A partir de cet état de tranquillité et d’harmonie du corps avec la respiration, des mouvements peuvent avoir lieu avec pour but une juste coordination de toutes les parties du corps (Zhen Ti) et une libre circulation de l’énergie.

Différents exercices sont utilisés :

  • l’échauffement, ou réveil corporel (Fang Song Gong) qui a pour but d’amplifier le travail d’ouverture du Wu Ji au niveau articulaire et musculaire
  • la posture de l’arbre ou du pieu (Zhan Zhuang) qui permet de concentrer l’énergie en gardant le corps immobile et d’améliorer l’équilibre
  • les enroulements du fil de soie (Chan Si Gong) pour répartir l’énergie en spirale dans tout le corps et améliorer la coordination
  • l’exécution des formes (Tao Lu) à mains nues ou avec armes (épée, sabre, bâton, éventail, boule) combinant les techniques martiales avec les exercices précédents constituent la clé de voûte du Tai Chi Chuan afin de développer une force souple et dynamique appelée Jing
  • la poussée des mains (Tui Shou) pour tester cette force avec un partenaire et être capable d’absorber, parer, dévier, immobiliser et projeter la force de l’adversaire.

Quels sont les bienfaits du Tai Chi Chuan ?

Selon l’investissement et l’intérêt du pratiquant, le Tai Chi Chuan peut aider à générer les effets suivants :

  • capacité à l’auto-défense
  • amélioration de la stabilité, de la souplesse, de la force, de la coordination et de la mémoire
  • développement de la sensibilité psycho-physique et spatiale
  • apaisement du mental 
  • réduction du stress
  • prévention ou traitement complémentaire de certaines pathologies (maladies cardio-vasculaires, pulmonaires, musculo-squelettiques, nerveuses comme Alzheimer et Parkinson, etc.)

Pour qui est le Tai Chi Chuan ?

En Chine, on peut commencer à pratiquer dès l’âge de 3 ans et jusqu’à un âge avancé.

En occident, de par les différences culturelles, il est préférable de commencer à pratiquer lorsqu’on ressent le besoin de tranquillité, de s’ancrer d’avantage dans l’instant présent et de retrouver une juste communication avec son corps. Il est également nécessaire de comprendre que la pratique demande assiduité et persévérance. Le professeur montre la voie mais c’est à l’élève de l’emprunter. Aussi, dès le début, il sera utile et profitable de se réserver un peu de temps dans la semaine pour pratiquer régulièrement et en dehors des cours.